Cette page s'adresse à l'administrateur technique qui installe MyZapp sur ses propres serveurs (installation dite « on-premise »). Une instance hébergée par l'éditeur n'a rien à installer.
L'installation repose sur Docker : l'application et sa base PostgreSQL tournent chacune dans un conteneur, et toutes les données vivent dans deux volumes. Rien n'est à compiler.
Ce que vous recevez
- l'image Docker de l'application, en fichier
.tarou à tirer depuis un registre privé ; - le fichier d'orchestration
docker-compose.onprem-client.yml; - le modÚle de réglages
.env.template; - le script
generate-secrets.sh, qui crée les mots de passe de la base ; - le script
init-condition-sql-role.sql, monté par le fichier d'orchestration ; - un dossier
views-override/vide.
Prérequis : Docker Engine (ou Docker Desktop) avec Docker Compose v2, 2 Go de mémoire et 10 Go de disque au minimum.
Installer
- Si l'image est livrée en fichier, chargez-la :
docker load -isuivi du nom du fichier.tar. - Copiez
.env.templateen.env, puis renseignez au moinsWEBBASE_IMAGE(l'image à utiliser) etAPP_PORT(le port de l'application, 8080 par défaut). - Lancez
./generate-secrets.sh. Il crée le dossiersecrets/avec deux mots de passe aléatoires pour PostgreSQL. Ces mots de passe ne figurent jamais dans.env; sans eux, Docker Compose refuse de démarrer. - Démarrez :
docker compose -f docker-compose.onprem-client.yml up -d. - Ouvrez l'application dans le navigateur, Ă l'adresse du serveur et sur le port choisi : l'assistant de configuration s'affiche.
L'assistant de configuration
L'assistant ne s'affiche qu'une fois, sur une instance neuve. Il compte quatre étapes.
- Base de données (Connexion PostgreSQL) : HÎte, Port, Base de données, Utilisateur, Mot de passe et Chiffrement de la connexion. Avec le fichier d'orchestration livré, la base s'appelle
webbase-postgreset le mot de passe se laisse vide : l'application lit celui du dossiersecrets/. Tester la connexion vérifie les valeurs avant de passer à la suite. - Compte administrateur initial : Nom d'affichage, Adresse e-mail et Mot de passe du premier administrateur.
- Clefs de sĂ©curitĂ© : la clef de signature des jetons d'API, la clef de chiffrement des donnĂ©es et la clef de chiffrement de la double authentification sont gĂ©nĂ©rĂ©es au hasard. Exporter les tĂ©lĂ©charge : conservez-les en lieu sĂ»r, elles ne peuvent pas ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©es aprĂšs la configuration. RĂ©gĂ©nĂ©rer en tire de nouvelles.
- Récapitulatif de configuration : saisissez l'Adresse publique de l'instance, en
https://, celle que les utilisateurs ouvriront. Elle sert à construire les liens envoyés par e-mail. Cochez au besoin Installer des données de démonstration du catalogue de services, puis Appliquer et démarrer.
L'application exĂ©cute ses migrations, crĂ©e le compte administrateur, puis redĂ©marre d'elle-mĂȘme : patientez quelques secondes avant d'ouvrir la page de connexion. Le fichier d'orchestration livrĂ© la relance automatiquement.
L'assistant s'affiche dans la langue du navigateur quand elle est disponible (français, anglais ou espagnol), sinon en français. Les liens en haut de la page changent de langue à tout moment ; le choix vaut pour les étapes suivantes.
Passer en HTTPS
L'application n'est prise en charge qu'en HTTPS : hors poste de test, ses cookies de session ne circulent que sur une connexion chiffrĂ©e, et une connexion en HTTP n'aboutit pas. Placez devant elle un proxy inverse (nginx, TraefikâŠ) qui porte le certificat et transmet les requĂȘtes au port de l'application.
- Le proxy doit transmettre les en-tĂȘtes
X-Forwarded-ForetX-Forwarded-Proto. Par dĂ©faut, l'application ne les croit que venant de la machine elle-mĂȘme ou d'un rĂ©seau privĂ©. Pour ne croire que le proxy, renseignezTRUSTED_PROXIES(son adresse vue par le conteneur) ouTRUSTED_NETWORKS(son rĂ©seau) dans.env. - Le port de l'application ne doit ĂȘtre joignable que par le proxy : fermez-le au pare-feu, ou publiez-le seulement sur la boucle locale.
Vérifier l'installation
- L'adresse
/healthde l'instance rĂ©pondHealthyquand l'application et sa base fonctionnent. - L'Ă©cran Ătat de l'instance donne la version, la base de donnĂ©es, l'espace disque et les modules activĂ©s (voir « Surveiller l'instance »).
- Activez ensuite la licence de l'instance (voir « Gérer les licences de l'instance »), puis importez la documentation livrée avec la version (voir « Mettre à jour la documentation »).
L'outil d'administration de la base
pgAdmin est livrĂ© mais ne dĂ©marre pas par dĂ©faut. Pour l'utiliser, renseignez PGADMIN_EMAIL et PGADMIN_PASSWORD dans .env, puis dĂ©marrez avec l'option --profile admin. Il Ă©coute sur le port PGADMIN_PORT (5050 par dĂ©faut). ArrĂȘtez-le quand vous n'en avez plus besoin.
Voir aussi
- « Mettre à jour et sauvegarder l'application » : sauvegarde, restauration, montée de version et retour arriÚre.
- « Charger les données de démonstration » : remplir une instance de test.
- « Changer la connexion à la base de données » : modifier l'accÚs à PostgreSQL aprÚs l'installation.